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Cela s'est passé en Pologne
Une nouvelle qui n'en était pas vraiment une, avec l'annonce par le Premier ministre Donald Tusk de son retrait de la course à la présidence. C'est un bruit qui courrait déjà, mais qui n'avait pas été confirmé par l'intéressé lui-même. Maintenant c'est fait, comme il l'a annoncé personnellement fin janvier. M. Tusk n'est pas intéressé par la fonction présidentielle. Il préfère rester Premier ministre et chef de son parti, car il est avide de pouvoir. Il est vrai qu'à l'automne dernier il avait ourdi un projet de réduction des pouvoirs du président de la République, ce qui nous a fait nous interroger sur le fait qu'il cherchait à scier la branche sur laquelle il voulait s'asseoir. Maintenant, tout est clair. En voulant réduire le rôle du chef de l'État à des fonctions purement représentatives, il cherche à renforcer par la même occasion celui du chef de gouvernement qu'il veut rester. Mais ce n'est pas le tout de concentrer le pouvoir entre ses mains. Il faut encore savoir l'exercer à bonne escient pour le bien public comme l'exigent les principes de base de l'État de droit et de la démocratie. On sait que malgré toutes les précautions que peuvent prendre les dirigeants, l'exercice du pouvoir use. Curieux, Donald Tusk semble encore frais après un peu plus de deux ans à la tête de ses ministres. Sa décision a jeté le trouble au sein du parti libéral qui doit maintenant chercher un candidat capable de gagner les présidentielles. La presse fait circuler des noms de présidentiables ; on ressort même celui d'Andrzej Olechowski, ancien ministre il y a plus de quinze ans, un des fondateurs de la Plateforme Civique qu'il a quittée pour incompatibilité d'humeur avec Donald Tusk. En retraite de la politique active, il a annoncé en décembre dernier sa candidature aux élections. Et pour sa structure de soutien, il tente depuis juillet dernier de réactiver le parti démocrate (SD), un vieux parti créé entre les deux guerres, devenu parti croupion des communistes après la guerre, sensé représenter les milieux intellectuels polonais, et marginalisé après la chute du communisme. Le feuilleton des présidentielles ne fait que commencer. En sport, il convient de noter la prestation des handballeurs polonais au championnat d'Europe 2010 à Vienne. Ils se sont classés à la quatrième place, ce qui est le meilleur résultat jamais obtenu au niveau européen. Au tour préliminaire, les Polonais ont gagné deux matches et ont fait un nul ; au tour principal, ils ont gagné trois matches, en ont perdu un et fait un nul. Au tour final, le dernier carré, l'équipe polonaise s'est inclinée devant les trois meilleurs : la France, la Croatie et l'Islande. Les joueurs ont quand même été fêtés comme des héros par les supporters à leur retour et ont été reçus par le président de la République. Richard Zienkiewicz
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